La télé me quitte


Je suis entré à la télévision française en 1965.
Il n’y avait alors qu’une chaîne, en noir et blanc. Celle qui, malheureusement, est toujours restée la « Une » et qui a marqué l’inconscient collectif de la nation en restant, quoi qu’il arrive, en tête de liste des chaînes. Réflexes conditionnés. Avantage ?
Il n’y avait pas de publicité, pas de concurrence et pas d’audimat. Temps bénis !
Les réalisateurs étaient de vrais créateurs, responsables de ce qu’ils avaient à dire et conscient du rôle culturel de la télévision d’alors.
Ils étaient alors une trentaine. Ce qui était tourné en film l’était en 16mm ou en 35mm. La vidéo était tournée en direct, parce que le montage était encore très difficile, on coupait les bandes et on les recollait avec une colleuses aménagée autour d’un microscope pour synchroniser les balayages. Lorsque tout allait bien, on faisait au mieux 20 collants par jour. Aujourd’hui on en fait 300 en montage virtuel.
J’ai vu cette télévision évoluer et je vous en raconterai les aventures de jeunesse au fil des jours.

La télévision est pour moi un « être » attachant qui s’éloigne.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Une fable qui n’en est pas une.

Lorsque l'on a le choix...

Le goût de l'amer...

Vœux 2010

Un jour, lointain...

Fausses réalités... Pensée du jour.