Lorsque l'on a le choix...

Lorsque l'on a la chance d'avoir le choix, on fabrique au file des jours, des nuances, des marches à gravir.



Nous sommes nés dans une société, où nous avons beaucoup de choix proposés à chacun de nos actes, de nos interrogations, ou de nos sentiments.



Ailleurs la vie est plus simple, faute de choix. Il n'est pas question de dire : "je n’aime pas", devant un plat proposé.



Trop faim, pas d’autre issue que de manger ce qui est devant soi, rien à espérer d’autre. Pourtant, même dans ces minimums il reste une notion de satisfaction plus ou moins atteinte, un plaisir ressenti, une douleur apaisée.
Nous autres enfants des pays riches, nous ne pouvons que difficilement imaginer cette faim persistante qui habite les estomacs de nos contemporains du sud.


Chaque pas que nous faisons du matin jusqu'au soir de nos jours est un choix, celui d'avancer un pied avant l'autre, le pied gauche ou le pied droit d'abord ?...


Ces extrêmes minimums, à cause de la rareté des choses de la vie, sont vécus un à un, comme le sont tous les détails d’un quotidien qui se répète, avec assez peu de différence d’un jour à l’autre.

Photos Camille Hermant.

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