Pondre son œuf ...
La première question qui me vient à chaque début du jour nouveau qui m'est donné à vivre est : "Que vais-je faire de ce jour ?". Avant je n’y pensais pas, ou plutôt je n’avais pas besoin d’y penser, les cases étaient remplies sans que je n’aie à y penser, par les contraintes professionnelles, familiales et sociétales. Je faisais partie d’un tout dans lequel je n’avais qu’à me laisser entrainer, comme un bouchon dans le fleuve. Aujourd’hui, le temps d’après, puisque je parlais de celui d’avant, les contraintes s’éloignent une à une jusqu’à cette sorte de solitude qui fait que presque plus rien ne s’écrit dans la liste qui remplissait mon temps. De moins en moins en tout cas. Je fais des efforts pour tenter de ne pas m’échouer sur la berge et suivre encore, si c’est possible, le courant dynamique qui entraine mes contemporains. Ne surtout pas tomber dans la seule contemplation, donner à voir, à lire, à partager, à contredire, avec mes contemporains. Il y a...