Du côté de chez Fred, le retour...
Ceux qui savent les temps bénis de la réalisation que j’ai partagés avec Frédéric Mitterrand dans les années 80 ( Bonsoir ! Du côté de chez Fred, Etoile Palace) m’envoient aujourd’hui mails et coups de téléphone, me disant tous à peu près la même chose : « On a pensé à toi, tu es heureux ?». À quoi je réponds, embarrassé : « Oui bien sûr ». Pourtant je sens comme une inquiétude vague et profonde au fond de moi, un chagrin inexpliqué, une sorte de sentiment de deuil inattendu, un traumatisme. Après deux jours de réflexion et de polissage du temps, je m’explique mieux ce malaise envahissant. J’avais avec Frédéric partagé les affres de la création, nous étions deux artistes associés dans les mêmes aventures aux vertiges mortels, nous avions traversé ensemble des moments de bonheur que nous avions fabriqués de nos cœurs et sensibilités associés. Nous étions alors étroitement solidaires dans ces traversées magnifiques de pages télévisuelles que nous écrivions ensemble. Lui, par sa culture g...