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Affichage des articles du 2005

Quand ça va, on ne le sait pas assez...

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Je parlais il y a peu de voyages lointains et de rencontres enrichissantes avec les populations des horizons des bouts du monde. Il est aussi des voyages à nos pieds, juste là où nous sommes à l’instant «t», il suffit de lever les yeux et de les plonger dans ceux de nos rencontres impromptues. Il y a dans ces voyages presque immobiles, beaucoup à apprendre et à partager. L’Hôpital . Le plus souvent nos chemins aléatoires de gens pressés, font que l’on passe aux abords de ces monstres un peu inquiétants, sans les voir. Ils bordent nos villes, phares de la douleur, dressés vers les quatre points de l’horizon. Nous n’y faisons guère attention tant que nous n’avons rien à y faire. Quelques panneaux nous commandent un silence passager. Parfois notre inconscient clignote, bref affolement des signaux intimes, mais déjà nos aiguillages de gens ordinaires nous entraînent vers les ailleurs des biens portants. Et puis immanquablement, un jour ou l’autre, on change brusquement de statut, l’aiguill...

Il y a voyage et voyage…

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Dès que l’on s’éloigne quelque peu de ses racines, les horizons fascinent, les regards croisés nous disent des mots aimables. On ne se connaît pas encore, mais on s’intéresse déjà l’un à l’autre. Quelque chose de chaleureux coule entre les êtres. Jusque-la j’ai toujours voyagé pour des raisons professionnelles. Echanges assurés, entre deux cultures confrontées par un enjeu professionnel à résoudre. L’urgence d’un risque professionnel partagé solidarise les hommes au-delà des langues. Des voyages de vacances, je n’ai rapporté que des cartes postales et puis j’ai oublié. De mes détours professionnels aux quatre coins du monde, j’ai rangé dans ma mémoire sentimentale des pages exceptionnelles. J’ai toujours été plus sensible aux gens et à leur façon de vivre ou de penser, qu’aux paysages et aux grands espaces. L’intimité de la pensée dans les cultures me fascine. En gros les jours commencent et finissent pour tout le monde de la même façon, les grands sentiments sont ressentis par tous, q...

Défoulements joyeux...

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Ici comme ailleurs sur la terre, il y a la vie difficile, les peines, les regards infiniment sérieux, les corvées inévitables et puis il y a les moments de joie. Pépites rares et réconfortantes qu’il faut savoir saisir quand elles se présentent. Comme ça tout à coup, sans raison apparente, comme l’éclat fulgurant d’un rayon de soleil dans un morceau de miroir, avec un naturel extrêmement communicatif une pulsion indiscutable s'empare des âmes et des corps, les jette en une danse folle et vient briser le temps qui semblait la seconde d’avant intouchable. Les pas et les bonds sont parfaitement synchrones, la musique est intérieure, rythmée par un cœur commun. Quelques secondes avant que n'éclate cette joie subite, les regards de ces deux enfants brillaient du plaisir de vivre, d'espièglerie et de féminité aussi. Ils tranchaient avec les regards habituellement graves de ceux que l'on croise le plus communément. Ici, il y a des tempéraments heureux et des gens tristes, comm...

Lorsque l'on a le choix...

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Lorsque l'on a la chance d'avoir le choix, on fabrique au file des jours, des nuances, des marches à gravir. Nous sommes nés dans une société, où nous avons beaucoup de choix proposés à chacun de nos actes, de nos interrogations, ou de nos sentiments. Ailleurs la vie est plus simple, faute de choix. Il n'est pas question de dire : "je n’aime pas", devant un plat proposé. Trop faim, pas d’autre issue que de manger ce qui est devant soi, rien à espérer d’autre. Pourtant, même dans ces minimums il reste une notion de satisfaction plus ou moins atteinte, un plaisir ressenti, une douleur apaisée. Nous autres enfants des pays riches, nous ne pouvons que difficilement imaginer cette faim persistante qui habite les estomacs de nos contemporains du sud. Chaque pas que nous faisons du matin jusqu'au soir de nos jours est un choix, celui d'avancer un pied avant l'autre, le pied gauche ou le pied droit d'abord ?... Ces extrêmes minimums, à cause de la rareté ...

Des raisons d'espérer...

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Derrière la laideur des mots de haine, derrière la bêtise des ignorances, derrière les rages du mal vivre, il y a de très beaux mots, de magnifiques connaissances, et des vies exemplaires. Il suffit de choisir ce que l'on veut voir et entendre, et ne pas se laisser éblouir par les ombres noires que l'on nous ressasse jusqu'aux larmes. Je ne crois pas aux anges et pourtant j'en ai rencontré.

Un jour, lointain...

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Un jour, on réapprendra la Vie. Celle qui commence par une rencontre fragile entre deux êtres, un homme, une femme. Celle qui commence par un long regard posé sur l’autre. Une vie qui ne dit rien, avant d’oser penser : « je t’aime » .

La perte de l'Esprit de Révolte.

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Notre société de production et de consommation intensive, participe à une mutation accélérée des cerveaux de nos nouvelles générations. L’enfant qui naît aujourd’hui est totalement démuni de l’esprit de révolte qui habitait jadis le caractère d’enfant de ses ancêtres. Il ressent des pulsions capricieuses, mais ne possède plus les moyens innés de bâtir un projet de révolte constructive, un rêve généreux. Démonstration. Des deux bouts de ma vie, je vois à la fois, l’enfance qui fut la mienne parmi les enfants d’alors, et l’enfant que je pourrais être aujourd’hui, au milieu de mes contemporains. Après la guerre, puisqu’il faut bien l’avouer, je suis de cette génération-là (celle d’avant la télévision), les grands souvenirs de ces temps lointains se sont surtout construits à coups de désirs infiniment longs à assouvir. Je me souviens précisément du temps qu’il m’a fallu pour accéder à ma première bicyclette. L’instant décisif étant sans cesse remis en cause par les fluctuations de mes résu...

Retour de L'Empire du Milieu

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Pour la deuxième fois en deux ans, nous sommes allés mesurer les réalités d’un peuple immense, à l’autre bout du monde. La Chine et son milliard et demi d’individus. Je ne reviens pas en sachant définitivement qu’en penser, je reviens impressionné comme la pellicule d’un film le serait par l’ombre et la lumière. Décidément, il se dégage là-bas, de l’autre côté de la Grande Muraille, une jeunesse de tous les âges, que l’on soit enfant ou vieillard, celle de l’enthousiasme et des regards sereins. J’ai douté parfois de la profondeur exacte de ces sourires affichés partout sur les visages au travail, ou en promenade. J’ai pensé : « Ce sont tous des commerçants et ces sourires sont commerciaux ». Et après ! Le travail est bien fait, l’amabilité est de mise jusqu’au bout des négociations, pourtant âpres, comme il se doit. L'important est de vendre et donc de produire, de fabriquer… N’est-ce pas là le fondement de toute société ? L’échange est avant tout commercial certes, mais qui dit éc...

Jour de fête !!!

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Une petite idée… qui pourrait devenir grande, pour « Notre Télévision ». Il faut des idées et puis après, il faut des gens aux commandes pour les faire exister. Je sais très bien, qu’entre une idée et sa réalisation, il y a un parcours d’embûches qui rend très improbable la réussite de l’entreprise. C’est pourquoi il est de bon temps de dire qu’une idée est utopique et de la reposer aussitôt, là où on l’avait imprudemment levée. C’est moins fatiguant ainsi. Imaginons tout de même, question de survie ! Imaginons que nous héritions un jour d’un ministre de la culture, courageux. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que ce personnage, nommé par un premier ministre, lui-même nommé par un président de la république, lequel est élu par le suffrage universel (c’est à dire par vous et moi), aurait le courage de mener une politique culturelle bénéfique pour le peuple français et non pas seulement pour l’avenir de son portefeuille (dans tous les sens du mot). Imaginons donc qu’un jour, une excep...

Chauds et froids du petit écran?

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Tous les soirs ou presque, lorsque le journal télévisé a définitivement tiré le rideau sur les réalités tragiques du monde, et que chacun retourne à sa vie, avec la douce illusion que rien de grave n’arrivera plus jusqu’au lendemain. Commence alors la soirée récréative. Bien sûr il faut patienter encore un peu, le temps du grand déversement des égouts publicitaires. Il faut y passer paraît-il, alors passons-y. Chacun profite de ce temps sans histoire pour vaguer aux dernières occupations ménagères, vaisselles, retape des coussins, préparation d’un petit café, enfin une sorte de cérémonial des gens paresseux, une chorégraphie sans effort. Et puis, il faut absolument oublier toutes ces mauvaises nouvelles qui ont un instant dérangé notre tranquille existence. Le signal sonore d’un générique riche de promesses, nous précipite dans le fauteuil du soir. Il faut noter ici qu’à cet instant, la télévision cesse d’être télé pour devenir cinoche, fin de la parenthèse (je reviendrai à cette idée ...

Une fable qui n’en est pas une.

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Le poste de télévision est devenu, à force d’habitudes, un objet familier qui vit presque de façon autonome au sein de la famille. Ainsi, il est allumé et le reste dans bien des familles, aussitôt le lever jusqu’à tard dans la nuit, lorsque le dernier debout finit par rendre la nuit à la demeure. Nous ne faisons plus guère attention à sa présence pourtant active et généreuse dans sa production de sensations, plus ou moins conscientes. Elle est inscrite dans l'espace vital comme un être supplémentaire vivant au sein de la famille. À la fois, père, mère ou frère, ou sœur. À la fois, ami ou ennemi, inconnu ou familier, voisin ou étranger... Cet être à la présence permanente, change sans que nous en ayons tout à fait conscience, instantanément d’état et de propos, d’où une certaine violence dans les effets qu’il produit. Nous ne l’écoutons, ou ne le regardons, que d’un œil et une oreille qui semblent le plus souvent distraits, mais qui savent choisir, menés par un cerveau assez badaud,...

Une autre page d'images que j'aime...

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Dans ce monde qui va si mal, il reste encore quelques bonnes raisons d'espèrer, il suffit de se pencher à ses pieds pour trouver l'émerveillement salvateur que l'on cherchait trop loin... Juste là, en levant un peu les yeux, se tient la grâce... et puis si l'on tourne légèrement la tête, nous parviennent des visions plus déshabillées... Cette fois ce sont quelques sucreries magiques, tentations irrésistibles? Après les excès de gourmandise, la pureté à nouveau, non sans quelques bonnes raisons d'être troublés... Là, une élégance plus mature... Là une femme, si femme... Une visite inattendue, mais tellement raffinée... Un peu plus loin, quelques amis fêtent un secret anniversaire ... Les paquets cadeaux rivalisent de subtilités... Les robes sont souvent composées de savantes superpositions... D'autres tissus livrent à nos regards émerveillés des plissés subtiles et très cachés. Autant de tentations irrésistibles... Les pet...

Fausses réalités... Pensée du jour.

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Lorsque sur notre poste de télévision, on est amené à contempler, un peu ensommeillé par une journée chaude d'été, un personnage quelque qu'il soit, nous déclarant la plus effarante des révélations, aussi bien que la plus banale des certitudes, ne prenons pas cela pour une réalité « sans colorants ou conservateurs ». Car ici, il n'y a pas d'étiquette sur l'écran pour prévenir le consommateur des risques mesurés de la pollution de ce qu'il regarde! N'oublions jamais que face à ce personnage qui nous interpelle et nous regarde peut-être même dans les yeux, il y a au minimum : un cameraman, un preneur de son, un journaliste, peut-être un éclairagiste, peut-être un réalisateur, peut-être une scripte , peut-être un assistant, probablement de nombreux badauds etc Ce qui semble un désert dans le « champ » de notre interlocuteur est une foule silencieuse dans le « contre champ » qui lui fait face. Il y a donc une influence psychologique inévitable sur ...

Mauvaise surprise...

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Elle est arrivée par surprise, pourtant promise depuis des lustres. On me l’a donnée, je l’ai prise, elle ma prise … « la retraite ». Il me faut apprendre cette habitude que je n'ai pas, le sentiment de vacance... ne pas culpabiliser parce que je jouis d'observer la vie qui reprend sur les bois morts de l'hiver. J'ai droit au repos, il faut que je me le dise, pour me convaincre et vivre ce que j'ai à vivre. Jusque là je n'y avais pas songé, elle n'était pas de mes pensées, trop d'agitations en perspective pour prendre le temps de l'imaginer. La réalité était autre et elle ne faisait pas partie de mes rêves. Aujourd'hui elle est là devant moi, autour de moi, en moi... Mais si elle me prend, si je la prend, ce n'est qu'un demi plaisir dans l'idée, parce que d'elle ou de moi, je ne sais réellement qui a la main. J'ai l'âge pour cette rencontre promise c'est sûr, la soixantaine déjà bien entamée, il faut que je m'y ...

Une page d’images que j’aime

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La télévision court, et craint les silences, ou le temps de la contemplation. Elle ne se donne pas le temps. Elle va même jusqu’à accélérer les transitions, elle se prive de lyrisme, et favorise l’ellipse. On sort souvent frustré de la suite d’images et de propos hachés et sans cesse interrompus. Elle ne donne plus la parole, elle tranche dans les propos… La photographie rend à celui qui la contemple, le temps nécessaire pour comprendre et imaginer ce qui entoure une image, ou emplit un regard croisé. Voici quelques images que j’aime particulièrement de: Camille Hermant . Nous avons partagé ensemble au fil des années, regards et réflexions. Pour aujourd’hui je vous propose quelques images du "Sri Lanka" . La vague monstrueuse est passée depuis, brisant cruellement cette douceur harmonieuse d’une vie simple et belle… LAISSEZ NOUS VOS COMMENTAIRES. Je reviendrai de temps en temps avec d’autres images.