Le goût de l'amer...
Marche arrière vers quelques instants choisis. C'était au temps d'une parenthèse parisienne, je prenais le métro le matin comme des millions de Parisiens, pour me rendre au seuil d'une journée de travail. Cela m'avait inspiré ces lignes au goût amer, mais attachant... Paris le matin. Un jour de pluie. À force de vie commune, j’ai fini par aimer cette odeur âcre qui m’attaque la gorge et me donne instantanément une légère nausée, lorsque je franchis les premières marches plongeantes de l’escalier roulant du métro. J’ai appris, au fil de jours semblables, à aimer ce dégoût attachant qui me rejoignait chaque matin sur le parcours de mon arrachement vers le travail. Un abîme s’ouvre devant moi, tandis qu’un grondement familier vient à ma rencontre, à mesure que je m’enfonce dans les profondeurs. Les dos qui me précèdent sont tous un peu voûtés, comme s’ils se partageaient sans se le dire le poids d’une journée qui commence, la promesse d’une fatigue lourde à porter. L’ode...