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Affichage des articles du juillet 31, 2005

Une page d’images que j’aime

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La télévision court, et craint les silences, ou le temps de la contemplation. Elle ne se donne pas le temps. Elle va même jusqu’à accélérer les transitions, elle se prive de lyrisme, et favorise l’ellipse. On sort souvent frustré de la suite d’images et de propos hachés et sans cesse interrompus. Elle ne donne plus la parole, elle tranche dans les propos… La photographie rend à celui qui la contemple, le temps nécessaire pour comprendre et imaginer ce qui entoure une image, ou emplit un regard croisé. Voici quelques images que j’aime particulièrement de: Camille Hermant . Nous avons partagé ensemble au fil des années, regards et réflexions. Pour aujourd’hui je vous propose quelques images du "Sri Lanka" . La vague monstrueuse est passée depuis, brisant cruellement cette douceur harmonieuse d’une vie simple et belle… LAISSEZ NOUS VOS COMMENTAIRES. Je reviendrai de temps en temps avec d’autres images.

l'épopée télévisuelle 6

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Le public de télévision. Nous l’avons fabriqué. Nous avons modifié petit à petit ses facultés, nous lui avons donné des instruments pour se « déculturer ». Déjà le robinet qu’était la télévision ne motivait pas beaucoup l’imagination des jeunesses, qui avalaient une suite presque sans fin de programmes, sans avoir d’autre choix possible que d’éteindre son poste. Ce choix-là la télévision leur a très vite appris à ne plus le faire. C'est même l'une de préoccupations majeures des chaînes d'aujourd'hui, relancer sans cesse la curiosité sur l'immédiate suite (bandes annonces à l'intérieur de l'émission, résumé de ce que l'on vient de voir, résumé de ce que l'on va voir) Avec l’arrivée des autres chaînes, la question du choix n’a réellement été ressentie qu’assez longtemps après, par habitude on regardait TF1, d’ailleurs les postes neufs ont longtemps était programmés pour se mettre sur la première chaîne à l’allumage. Nous fabriquons encore le public ave...

l'épopée télévisuelle 5

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Un nouveau directeur est nommé, c'est un espoir qui renaît pour les travailleurs de l'entreprise... on va enfin être reconnus pour ce que nous savons faire, "il" va nous dire ce qu'il atttend de nous, ses souhaits, ses projets, et nous motiver à l'aider dans sa vision de l'entreprise. Histoire cent fois renouvelée pour cent fois finir par une immense déception. Découragement! C’est là l’un des plus gros reproches que je puis faire à l’instrument administrato-artistique télévisuel : Cette incapacité à générer l’esprit d’entreprise. En dessous de la direction générale, il y a un poste essentiel pour le bon fonctionnement de l’entreprise de spectacle : le Directeur des programmes . Nous en avons vu passer de toutes les couleurs en presque quarante ans de télévision. Je sais leur rôle presque impossible à tenir, parce que reposant sur des fondements mensongers. J’ai même connu des réalisateurs se lancer avec une sacrée inconscience dans cette aventure, probabl...

l'épopée télévisuelle 4

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Je crois sincèrement que nous sommes arrivés à la fin du système né de l'ORTF, celui des grandes chaînes généralistes (TF1 va manquer d'argent avant peu, France 2 faux service public, est elle aussi désargentée... etc)… Pour moi, la télévision telle qu’elle a été inventée est sur sa fin. Le tube cathodique a de beaux jours devant lui, mais le poste de télévision, avec son cérémonial rassurant, ses personnages récurrents, ses programmes classés par genres, ses chaînes et leurs styles reconnaissables, tout ça est sur la fin. Une autre ère commence, celle du multi média, c’est un bouillonnement dont personne n’est en mesure de dire sur quoi il débouchera… s’il devait il y avoir une stabilité nouvelle qu’elle serait-elle ?… On ne peut savoir. En tout cas la télévision instrument de culture d’information et de divertissement, c’est fini. Mais je ne veux pas verser dans la nostalgie… Le changement est bien normal, l’évolution des mœurs, les avancées technologiques, l’internationalisa...

L'épopée télévisuelle 3

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Il y a seulement quarante ans... il y avait... Le Noir et Blanc d’abord qui laissait à l’imaginaire du spectateur ses propres colorations. Interprétations, travail de la mémoire… Le noir et blanc permettait une certaine clarté dans l’occupation de l’écran (Averty encore). La télévision a commencé par l’efficacité minimaliste… Le visage, les yeux dans les yeux, puis le dialogue, et l’entrée de la fiction… La réalité d’abord, le voyage magique, la fenêtre ouverte sur un autre monde… Parfois à nos pieds parfois lointains, parfois à travers les couches sociales… On montrait pour émerveiller, la provocation est arrivée assez vite, mais elle n’était pas une impertinence, on secouait les idées, mais on respectait les individus… Il est arrivé sans doute des déraillements prémonitoires, mais c’était alors fortement réprimandé. Le respect. On respectait les professions, le réalisateur, le directeur de la photographie que l’on appelait encore chef opérateur, l’ingénieur du son qui est toujours ...