Une fable qui n’en est pas une.
Le poste de télévision est devenu, à force d’habitudes, un objet familier qui vit presque de façon autonome au sein de la famille. Ainsi, il est allumé et le reste dans bien des familles, aussitôt le lever jusqu’à tard dans la nuit, lorsque le dernier debout finit par rendre la nuit à la demeure. Nous ne faisons plus guère attention à sa présence pourtant active et généreuse dans sa production de sensations, plus ou moins conscientes. Elle est inscrite dans l'espace vital comme un être supplémentaire vivant au sein de la famille. À la fois, père, mère ou frère, ou sœur. À la fois, ami ou ennemi, inconnu ou familier, voisin ou étranger... Cet être à la présence permanente, change sans que nous en ayons tout à fait conscience, instantanément d’état et de propos, d’où une certaine violence dans les effets qu’il produit. Nous ne l’écoutons, ou ne le regardons, que d’un œil et une oreille qui semblent le plus souvent distraits, mais qui savent choisir, menés par un cerveau assez badaud,...