Jour de fête !!!


Une petite idée… qui pourrait devenir grande, pour « Notre Télévision ».

Il faut des idées et puis après, il faut des gens aux commandes pour les faire exister.


Je sais très bien, qu’entre une idée et sa réalisation, il y a un parcours d’embûches qui rend très improbable la réussite de l’entreprise. C’est pourquoi il est de bon temps de dire qu’une idée est utopique et de la reposer aussitôt, là où on l’avait imprudemment levée.
C’est moins fatiguant ainsi.

Imaginons tout de même, question de survie !
Imaginons que nous héritions un jour d’un ministre de la culture, courageux. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que ce personnage, nommé par un premier ministre, lui-même nommé par un président de la république, lequel est élu par le suffrage universel (c’est à dire par vous et moi), aurait le courage de mener une politique culturelle bénéfique pour le peuple français et non pas seulement pour l’avenir de son portefeuille (dans tous les sens du mot).
Imaginons donc qu’un jour, une exception soit faite et que nous ayons un "Ministre de la Culture" qui tienne ses responsabilités. Il est là pour ça : donner une direction, entreprendre des réformes, donner des chances, aider des créateurs, participer à une éducation nationale, relever le niveau culturel de sa jeunesse, y semer de grandes idées, décider de l’ordre des urgences culturelles, entreprendre, bâtir, ouvrir les esprits, créer un élan….etc. Que sais-je, un travail de ministre de la culture quoi ! Un homme intelligent qui sait, ou qui s’interroge.

Imaginons donc que cet "ange ministériel" arrive un jour aux pouvoirs et aux devoirs qui sont les siens.
Devant l’immense problème que lui pose la télévision, dont la part publique est devenue un mensonge tel, qu’on ne le cache même plus aux téléspectateurs tant il crève l’écran, il pourrait avoir cette idée courageuse, mais géniale :
« Puisque je suis piégé par ce système, maintenant ancré et indéracinable, de la publicité, donc de l’audimat, donc de la course à l’audience, donc de l’incapacité de produire une idée pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle rapporte, contournons le problème. »

Et de réfléchir et de calculer. Une chaîne produit sept jours de télévision par semaine et cela lui demande un énorme budget qui ne lui autorise que très peu d’erreurs de marketing. Imaginons qu’avec la même somme, elle ne produise plus que six jours d’antenne par semaine, et qu’avec ce septième de son budget non dépensé, elle produise enfin des émissions ambitieuses et essentielles au redressement du niveau général de sa grille. Cette part de production qu’elle s’offrirait ainsi ne dépendant pas de l’audimat, la chaîne se paierait le luxe de quelques plages quotidiennes indépendantes de toutes pressions.
Bien évidemment, il faudrait que cette réforme soit légiféré par le gouvernement de ce ministre de la culture, sans quoi les chaînes auraient vite fait de retomber dans les travers que l’on sait.
Notre Ministre providentiel et courageux, aurait tout simplement eu l'idée de supprimer un jour de télévision par semaine.
S’il était extrêmement courageux, il pourrait décider de supprimer un jour par semaine pour l’ensemble des chaînes, qu’elles soient publiques ou privées. Je ne sais pas moi, le mercredi, ou le samedi, le petit écran resterait (désespérément pour certains) noir. D’ailleurs pour beaucoup, les Dvd et autres Ordinateurs, rallumeraient très vite le tube cathodique encore tiède. Et pour les autres, la liberté leur serait rendue de vivre enfin autre chose, que ce face à face imposé, télé-fauteuil. Le théâtre, le cinéma, les amis, la musique, la lecture, la création, l’amour, le sommeil.

Décider de fermer un jour par semaine la télévision, je le reconnais, c’est du niveau de la fin de la monarchie et si on devait couper une tête, je crains fort que ce ne fût la mienne.

Notre Ministre courageux, pourrait aussi être malin et décider que chaque chaîne fermerait son écran un jour différent de la semaine, mais jamais le même d’une semaine à l’autre, ce qui aurait pour effet de ne mettre en repos qu’une chaîne à la fois. Tirage au sort en début de mois, ou de trimestre.

Et voilà le public ne serait pas frustré, et un peu de qualité redistribuée de façon équitable.
Ceci est une idée… le ministre courageux, c’est un rêve !

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