Avoir conscience de nos chances 2

Suite de Avoir conscience de nos chances

Les premières marches de la vie…
Notre avancée encore innocente et pourtant volontaire sur le chemin de la vie (notre vie parmi celles des autres), louvoie entre les chances et les malchances, les générosités et les injustices d’une distribution aveugle. Nous remplissons les cases noires, ou les cases blanches, selon nos rencontres chanceuses sur l’échiquier sans horizon qui nous sert de socle.
La chance au négatif se charge de distribuer plus ou moins généreusement la part des manques et des frustrations.
Dans notre palette des premiers jours, nous avons le choix entre les tons clairs et les tons sombres. Mais même de ces vides apparents nous saurons tirer, à force de volontés motivées par l’envie de vivre, des facultés de qualités que trop de confort au départ ne nous aurait peut-être pas inspirées.
L’apparent manque de chance du départ peut se révéler un peu plus tard comme une chance lui aussi …
Le parcours de notre combat vital.
Déjà pendant les neuf mois de gestation, les chocs et les douceurs d’une vie partagée nous sont imposés par la situation. Notre bocal se trouve être notre mère. Le nid, où nous passons de deux cellules unies par les hasards d’une rencontre improbable à la myriade qui nous donne forme humaine, est un nid itinérant. Nous cahotons au gré des joies et des peines de l’être qui nous porte. Même s’il s’en défend.

Nous n’avons pas choisi ce véhicule, ni l’associé indispensable à notre existence (le mâle géniteur), nous ferons connaissance plus tard, mais déjà ces êtres inscrivent dans notre mémoire vulnérable, des impressions, des frayeurs, des petits plaisirs, des temps de repos et des temps de folie.
Parfois la paix nous est donnée à partager, parfois c’est à la guerre qu’il faut se faire.

Les vibrations et les chocs de notre longue nuit sans jour nous indiquent le climat de ce qui nous attend. Neuf mois d’une croissance aquatique où déjà l’essentiel de nos forces et fragilité de caractère se fonde. La qualité du bain des sensations et autres vibrations plus ou moins harmonieuses que nous offrent père et mère encore très amateurs, est essentiel.
Il s’agit là de la deuxième chance de notre vie : l’harmonie ou le désordre de nos premiers jours.

À SUIVRE...

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Une fable qui n’en est pas une.

Lorsque l'on a le choix...

Le goût de l'amer...

Vœux 2010

Un jour, lointain...

Fausses réalités... Pensée du jour.