Bonne Année 2006!


Pour ceux que je ne connais pas, évidemment j’émets tous les souhaits de bonheur imaginables!
Pourquoi serais-je assez mauvais pour penser autrement?




Cependant, je n’aime pas beaucoup ce réflexe conditionné qui nous fait prononcer, à un moment donné de nos trajectoires, les mêmes mots pour tous, sous peine de passer pour un gougeât. Façon, le piège de l’ascenseur, où l’on se retrouve le temps de quelques étages, dans un face à face obligé avec un presque inconnu, mais tout de même suffisamment croisé, pour lui lâcher un : « Ca va ? » auquel il répond aussitôt par un « ça va, et toi ? ». Ébauche d’un dialogue proche des vertiges de l’infini, qui sera heureusement interrompu par l’étage attendu. Dans ces situations-là j’ai toujours brisé la ronde infernale par un : « Écoute c’est une question qui mériterait une longue réponse et j’ai bien peur que … », mais déjà l’arrêt à l’étage nous sépare et nous délivre. Un signe de la main, qui se veut le plus tendre possible, sert de ponctuation finale à cet échange stérile.

Alors je fais, ce 1er Janvier 2006, la part des choses.

À vous que j’aime et qui le savez, je souhaite que nos chemins entremêlés vous donnent cette année plus encore, les énergies et les chances les plus grandes pour vous aider à vivre, à penser, à aimer, à construire vos rêves et projets. Tous ces rêves et projets que je partage avec vous tous les jours de la vie, en m’inquiétant de ce qu’ils deviennent. Comme je m’inquiète pour vous, pour vos enfants, pour vos amours, pour votre santé, pour ceux que vous aimez et que je ne connais pas, mais dont je sais qu’ils sont partie prenante de votre bonheur. Ce jour n’est rien plus qu’un jour de plus, où vous habitez ma pensée et où ce que je ne sais pas de vous m’inquiète. Demain, après-demain et ainsi de suite, ma pensée pour vous sera aussi forte qu’aujourd’hui.

Bien sûr, l’année 2006 est un cahier neuf, et comme jadis sur nos bancs d’école, nous y inscrivons la date, de notre écriture la plus soignée possible. Puis nous y déposons avec attention quelques-unes de nos résolutions les plus chères. Mais demain, ou l’un des jours prochains, un malencontreux pâté ternira cet élan juvénile. Nous reprendrons alors la marche du temps avec moins d’enthousiasme et sans l’appétit que nous nous étions artificiellement donné le 1er jour de l’année. Nous avons tort, nous devons avoir la même faim de vivre chaque jour qui nous est donné et garder au fond du cœur un sentiment de gratitude pour cette chance que tous n’ont pas.
C’est ce que je souhaite en ce jour un tout petit peu particulier,

à vous que j’aime !



Commentaires

Anonyme a dit…
:-( L'ascenseur . Pour ma part ce sur quoi je bute chaque fois que je prends l'ascenseur, c'est la gène considérable que j'éprouve à partager dans le silence des respirations par dessus le chuintement des câbles ce bref instant qui pourtant est interminable, de promiscuité absolue. C'est chaque fois la même chose. La proximité des corps: trouver les quelques centimètres pour ne pas se toucher. La proximité des odeurs corporelles: sueur et parfum ceci ne s'arrangeant pas les jours de pluie. Et enfin le regard qui cherche un axe indolore, pointé dans un triangle vide, chose obligatoire et fondamentalement stupide. On se sent stupide. Les gens qui sont là sont pourtant ni mieux ni moins bien ni moins intéressants que nous, mais rien n'y fait, ce temps est trop court. Toutes ces trajectoires réunies par le hasard dans le goulot de l'entonnoir vont se disperser dans un instant et pour l'heure, il faut subir. La question qui suit est celle de la définition de notre espace vitale: de sa mesure et de sa necessité. Et dans le prolongement: la question de qualifier la force d'attirance de l'homme vers la société. Donc je m'arrête là._

;-)L'amour. Quel est le philosophe qui a boulversé ma conception de la chose? Je ne sais, il a disparu de ma mémoire. Sa thèse devrait pouvoir se résumer ainsi: Recevoir (de l'amour) est un plaisir, en donner est un besoin. L'amour qu'on acceuille est une bonté qu'on accorde. On peut y trouver du plaisir, et parfois hélas un intérêt. Mais la grande vérité si simple et à la fois si méconnue de la philosophie populaire, et en fin de compte si rassurante sur l'espèce humaine, c'est que donner l'amour est un besoin. Les parents se paient de tous les efforts qu'ils consentent pour élever leurs enfants de l'amour qu'ils leurs donnent. Il faut cependant savoir recevoir pour permettre aux autres de donner..._

Nous retiendrons finalement, Très cher Michel à travers ce billet de voeux:

Que l'année 2006 est un beau cahier neuf. Durant laquelle il sera bon d'avoir du goût pour le pâté. Que tu nous aimes et nous veille. Que ce qu'il nous faudra à tout prix éviter, ce sont les échanges stériles de dialogues proches des vertiges de l'infini.
A tout ceci nous agréons..
simonb

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