Ecrire ? Raconter des histoires ? Quelles Histoires?
Qu’écrire ?
Que raconter qui me touche assez pour que je le partage avec des inconnus ?
Moi, je n’existe pas dans la mémoire collective. Je n’ai pas assassiné, je ne suis pas journaliste, je n’ai pas épousé une richissime américaine, je ne suis pas acteur de cinéma. Je suis l’un de ces milliards d’individus qui piétinent le monde d’aujourd’hui. Inconnu, je ne peux intéresser que si je provoque, je choque, ou j’aide à vivre. Difficiles limites d’un improbable intérêt.
Une histoire touchante, des êtres rares, une réalité qui s’égare imperceptiblement dans l’irréel. Surprendre, entraîner le lecteur malgré lui, là où il ne pensait pas aller. Mais si l’inconscient du lecteur est la cible la plus intéressante, il faut bien s’adresser à sa conscience pour que son corps l’entraîne jusqu’au reposoir où l’objet livre se fait tentant au point de valoir une dépense, aussi éphémère et luxueuse de nos jours, que le temps que l’on va donner à la lecture d’un roman.
Poésie, lumière, mais sans trop, c’est-à-dire peu sans doute. Pourtant.
Cette séparation du corps et de l’esprit m’intéresse.
Les arts majeurs, les plus inutiles à la survie du corps, les plus utiles à la survie de l’esprit.
L’enfance, promesse d’une réussite encore possible, d’une harmonie, d’une intelligence, d’une rareté, d’une perfection… Et puis et puis … Tant de chocs, d’erreurs commises, d’inattentions, de gâchis… Il faudrait jeter et recommencer. Sans cesse sur le métier… Mais là non plus les ratures ne sont pas permises.
Se laisser aller à un plaisir personnel que l’on proposerait au passant, comme l’on jette de l’appât aux poissons invisibles les jours d’orage, quand les nerfs donnent faim.
Le premier mot, étrange, attachant, inattendu…
La première page, légère, une promesse de quelque chose à venir, une illumination surprenante. Et tout cala avec vingt-quatre lettres, quelques mots par ligne et quelques lignes par page. Ne pas prendre trop conscience de la difficulté, sous peine de garder le silence.
Que raconter qui me touche assez pour que je le partage avec des inconnus ?
Moi, je n’existe pas dans la mémoire collective. Je n’ai pas assassiné, je ne suis pas journaliste, je n’ai pas épousé une richissime américaine, je ne suis pas acteur de cinéma. Je suis l’un de ces milliards d’individus qui piétinent le monde d’aujourd’hui. Inconnu, je ne peux intéresser que si je provoque, je choque, ou j’aide à vivre. Difficiles limites d’un improbable intérêt.
Une histoire touchante, des êtres rares, une réalité qui s’égare imperceptiblement dans l’irréel. Surprendre, entraîner le lecteur malgré lui, là où il ne pensait pas aller. Mais si l’inconscient du lecteur est la cible la plus intéressante, il faut bien s’adresser à sa conscience pour que son corps l’entraîne jusqu’au reposoir où l’objet livre se fait tentant au point de valoir une dépense, aussi éphémère et luxueuse de nos jours, que le temps que l’on va donner à la lecture d’un roman.
Poésie, lumière, mais sans trop, c’est-à-dire peu sans doute. Pourtant.
Cette séparation du corps et de l’esprit m’intéresse.
Les arts majeurs, les plus inutiles à la survie du corps, les plus utiles à la survie de l’esprit.
L’enfance, promesse d’une réussite encore possible, d’une harmonie, d’une intelligence, d’une rareté, d’une perfection… Et puis et puis … Tant de chocs, d’erreurs commises, d’inattentions, de gâchis… Il faudrait jeter et recommencer. Sans cesse sur le métier… Mais là non plus les ratures ne sont pas permises.
Se laisser aller à un plaisir personnel que l’on proposerait au passant, comme l’on jette de l’appât aux poissons invisibles les jours d’orage, quand les nerfs donnent faim.
Le premier mot, étrange, attachant, inattendu…
La première page, légère, une promesse de quelque chose à venir, une illumination surprenante. Et tout cala avec vingt-quatre lettres, quelques mots par ligne et quelques lignes par page. Ne pas prendre trop conscience de la difficulté, sous peine de garder le silence.

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