Après une si longue absence...

                               

Constat ténébreux : il y a plus de trois mois que je n’ai pas écrit sur mon blog. J’ai écrit par ailleurs, mais pour moi-même, ce temps intermédiaire de l’écriture dont on ne sait encore la destinée… Tout de même quelque chose se détraque, comme l’on dit du ciel lorsqu’il pleure plus que de coutume, mon temps, celui qui m’appartient, rétrécit à tel point qu’il ne me laisse qu’une peau de chagrin entre les jours et les nuits à l’implacable succession. La liste de ce que je voulais faire devient interminable, celle de ce que j’ai fait s’amenuise. Je n’oublie pourtant pas ce monde des invisibles où se cachent forcément quelques inconnus qui me comprennent et à qui je m’adressais pour essayer de partager une joie ou une colère. Mais la mer est grande et mes bouteilles de plus en plus rares, alors le grain de sable que je suis devient goutte d’eau dans l’océan.
Certains béats éternels me trouveront sombre une fois de plus, mais c’est ainsi : vieillir accélère les gens pressés et ils finissent par ne plus même trouver de temps pour ceux qu’ils aiment. La dernière seconde ne se partage pas, celle d’avant peut-être ?

Demain, c’est promis, j’écrirai des lignes moins vraies, plus légères, lumineuses…

Commentaires

Anonyme a dit…
Rassuré.

J’étais tout à fait décidé à t’écrire, inquiété par la longueur de ton absence. Je me connectais encore une fois sur Skype: Michel Hermant comme toujours déconnecté. Je faisais ce dernier
tour sur TV Résistance dont le dernier message remontait au 15 février quand enfin le poste à galène c’est remis à crépiter. Rassuré. J’étais en train d’imaginer des gros problèmes. Même l’aiguille du site de Camille, Reflets de Lune, semblait s’être arrêtée..
Lorsqu’on se bâti comme tu le fais un personnage « virtuel », en fait une extension du moi réel sur les rails d’un monde virtuel, cet être là existe pour de vrai. Et son absence prolongée crée un malaise qui éventuellement n’est en aucune façon le reflet de la situation de son créateur...
Mais je vois que tu viens de traverser un désert. Le monde, observé rationnellement, et si on ne veux rien cacher de tous ces aspects peut-il être envisagé avec bonhomie ? Je dirais que non. Mais doit-on accepter qu’en dernier recours la vie se justifie pour la vie elle même ; et que donc tout progrès, tout effort, toute construction ne vaut que pour la gloire, que pour l’accomplissement de sa propre nature ? Je dirais que oui et que cela permet de vivre.
Le peu de temps que l’on a et la gourmandise d’action qui nous mobilise n’est pas une quadrature liée à l’age. Mais peut-être que l’age l’exacerbe encore davantage. En ce moment, je pense beaucoup à ces hommes du moyen age dont la vie était si courte et dont les oeuvres se construisaient si tranquillement sur de si longues durées. L’équation idéale ne serait-elle pas celle là : Une vie, Une oeuvre ?

Mon très cher Michel, je suis si content de te voir revenu à bord...... Simon.

Posts les plus consultés de ce blog

Une fable qui n’en est pas une.

Lorsque l'on a le choix...

Le goût de l'amer...

Vœux 2010

Un jour, lointain...

Fausses réalités... Pensée du jour.