de 2007 à 2008














Ceux qui me connaissent savent les réticences que j'éprouve, lorsque je traverse ces instants programmés de la pensée générale.
Les Vœux de nouvel an sont de ces instants dont on se débarrasse, plus qu'on ne les vit. L'hypocrisie en est le plus souvent l'inspiratrice principale et le soulagement qui nous envahit une fois la chose faite, prouve bien s'il le fallait, que le cœur y tient un très petit rôle.
C'est pourquoi, je ne fais parvenir mes pensées en ces premiers jours de 2008 qu'à ceux pour qui je ressens tous les autres jours de l'année, tendresse et attention.

Au temps de mon enfance, l'an 2000 était une perspective de fiction. Il était prédit que nous aurions tous un jour notre ceinture hélicoptère, que cela produirait de joyeux embouteillages dans le ciel et que nous nous parlerions les uns aux autres sans nous préoccuper des langages rencontrés, des machines plus ou moins intégrées à nos corps robotisés rendant nos rencontres instantanément limpides. Bref nous pouvions espérer que le monde deviendrait, à l'heure de nos vieux jours, un vaste support harmonieux sur lequel plus aucune frontière ne viendrait briser nos élans généreux.

Las, mes vieux jours sont au rendez-vous, mais pour le reste, la cacophonie générale se heurte aux frontières toutes plus agressives les unes que les autres.
2008 promet d'être une année de progrès pour les technologies et les commerces qui les écoulent.
Mais pour la paix des hommes?
Et pour les jours heureux tant espérés?

Le seuil de cette nouvelle page blanche est déjà très taché des sangs versés par les vies injustement fauchées. Les misères du monde ne se cachent plus, elles s'étalent à longueur de journaux télévisés jusqu'au pieds de nos tables de salles à manger. Et nous tentons de regarder ailleurs, pour ne pas risquer de perdre le peu d'appétit qu'il nous reste, quand une mode imbécile nous oblige aux agapes.
Il faut pourtant essayer d'espérer. Sans espérances, nous ne sommes plus que des ombres en cours d'effacement. C'est elle, cette espérance, qui nous fait nous lever chaque matin pour mener nos petits combats personnels. C'est l'espérance qui nous lie les uns aux autres, afin d'unir nos forces et lutter contre les vagues d'injustices qui menacent de noyer ce qui reste d'humanité sur notre terre.

À mes yeux, pour cette embellie tant espérée, nous n'avons rien à attendre d'autre que de nous-même. Les Dieux sont depuis le début des temps, sourds et aveugles à nos cris révoltés. Les états sont débordés et leurs dirigeants tremblent pour leur petits pouvoirs acquis à la force du mensonge.


Aussi, si j'ai un vœu à formuler vers ceux que j'aime en ce jour, ce serait (je me solidarise à ces vœux, d'où le '"nous") :

De trouver en chacun de nous la clairvoyance et les énergies nécessaires pour réaliser notre part des tâches vitales qui nous attendent, si nous voulons que ce monde soit meilleur…
Et nous le voulons !

Pour cela il vous faut la santé, beaucoup de bonheurs personnels, quelques colères salutaires, la réussite de vos rêves constructifs, beaucoup de chance, un regard grand ouvert sur les autres...

Ce sont ces armes du bonheur que je vous souhaite très affectueusement, à vous mes amis, pour l'année 2008 et les suivantes...

Commentaires

Anonyme a dit…
Très joli site, superbes illustrations, des textes très interessants, personnels et pertinents.
Que demandez de plus ?!
Je reviendrai avec plaisir te lire...
Alex

Posts les plus consultés de ce blog

Une fable qui n’en est pas une.

Lorsque l'on a le choix...

Le goût de l'amer...

Vœux 2010

Un jour, lointain...

Fausses réalités... Pensée du jour.