Adieu à Lijiang, en route pour Dali (Chine11)
Notre deuxième nuit à Lijiang fut bien meilleure que la première. D'abord parce que nous savions un peu mieux ce qui nous attendait et puis nous avions pris nos marques. J'avais programmé le matelas sur "un peu moins chaud"... Le décalage horaire commençait à s'estomper dans nos subconscients.... La pluie s'était faite silencieuse avec beaucoup d'élégance en se changeant en neige...
Mais... L'inquiétude de nous réveiller avec une bonne couche de neige au sol, ce qui aurait grandement contrarié nos projets, m'a fait lever au milieu de la nuit pour vérifier ce qu'il en était. Le bout de toit que j'apercevais dans le ciel sans lune semblait en effet se couvrir de neige, mais apparemment au milieu de la cour elle ne tenait pas au sol. C'était bon signe. Je me suis vite rendormi au chaud jusqu'à ce que notre réveil mette fin aux béatitudes.Il est 7 heures trente. Sortis du lit nous sommes vite rappelés à l'ordre par le froid et l'humidité régnants dans la chambre. Les bagages sont prêts depuis hier soir. Les minimums de remise en état de nos corps et visages sont vite accomplis.
À huit heures, nous quittons notre chambre, sacs sur le dos, valises à roulettes en action, harnachés et couverts efficacement pour affronter les frimas promis. Nous retrouvons nos compagnons de voyage, Claude et son épouse tout aussi emmitouflés que nous, auprès du brasero du salon déjà ou encore allumé, mais très fumant en ce début de journée.
Notre jeune hôtesse vient manifestement elle aussi de se réveiller, et tente désespérément de retrouver ses esprits. Toujours très accueillante elle s'informe à notre demande par téléphone du bon fonctionnement des cars en ce matin neigeux. Les cols sont ouverts pas de problème, ouf !Bon et bien on va y aller. Reste à récupérer "la caution" qui est de mise dans les hôtels Chinois en échange des clefs. Il faut dire que pour eux, une clef égarée leur coûte probablement à refaire l'équivalent de plusieurs nuitées. La caution est importante, 100 yuans par clefs. Nous demandons donc ce qui nous est dû en échange de nos clefs et là... Voilà un bon exemple de ce que peut produire l'incompréhension totale entre nos deux langues...

Elle nous répond tout en baillant et s'étirant, (pour cause de fatigue, mais ce qui lui donne un air embarrassé), quelque chose que nous prenons pour un refus, ou un problème que nous ne comprenons pas. Claude lui réitère la même demande avec fermeté et un peu d'agacement, parce qu'on est pressé et parce qu'on ne comprend pas où est le problème. Ce qui fait qu'elle répète à son tour, en parlant elle aussi plus fort, son incapacité à nous satisfaire. Le haussement de ton est général, mais pour des raisons différentes comme nous allons vite le comprendre.
En fait, quelques minutes après le début de cet échange mouvementé, une autre jeune fille arrive en courant avec dans la main les billets de yuans en question. C'est donc à rebours que nous pouvons donner un sens à ce dialogue de sourds. Elle s'évertuait seulement à nous dire qu'elle n'avait pas l'argent à l'hôtel, mais que quelqu'un allait l'apporter, que ce ne serait pas long (enfin je peux imaginer que c'était de ce genre) et nous nous n'entendions que des refus, des mauvaises volontés...
Il n'en était rien, les gens de cet hôtel ont été adorables d'un bout à l'autre de notre séjour. D'ailleurs j'en profite pour dire que nous n'avons jamais lors de nos trois séjours en Chine vécu de parole donnée trahie. On marchande, on discute, ce n'est pas toujours facile, mais ce qui est dit est dit et il n'y a pas à y revenirSoulagés et souriants, nous avons fait nos adieux et nous avons repris notre marche à roulette vers la gare routière.
Nous faisons un premier arrêt dans la rue aux restaurants pour prendre un petit déjeuner. Là encore nous faisons quasiment l'ouverture. Il semble que l'on ne se lève pas très tôt à "Lijiang la vieille ville". Peut-être est-ce le résultat d'une adaptation des gens d'ici aux habitudes de la faune de passage, lorsque les beaux jours arrivent. Les nuits sont manifestement plus magiques que le jour à Lijiang et les voyageurs doivent être naturellement plus noctambules que matinaux. Adaptation, mutation, les sociétés changent au contact des cultures venues d'ailleurs, ce qui les mène parfois vers des hauteurs, ou les entraîne au contraire vers une décadence désastreuse.
En attendant nous avons trouvé une table et un jeune homme tout sourire pour nous servir. Nous demandons juste du café noir et des toasts avec miel ou autres confitures. Le jeune homme nous fait un peu répéter pour le café et nous montre sur la carte quelque chose qui porte le nom de café et celui d'une provenance lointaine et inconnue pour nous. C'est qu'en Chine, le café est une denrée rare et donc un luxe. Enfin après un temps d'attente assez long (pour des gens qui ont un car à prendre) sont arrivés nos grandes assiettes chaudes avec le fameux café noir, assez fort. Rien à redire ce n'est pas notre café habituel certes, mais nous n'avons pas fait tous ces kilomètres pour retrouver nos habitudes. L'addition en revanche ne fut pas ce qu'étaient nos habitudes Chinoises, tant le prix de ces cafés noirs avaient gonflé l'addition. Nous avions simplement oublié que la Chine est le pays du thé et non pas celui du café. Nous avons payé ce matin-là nos cafés au prix de ceux que nous prenons à une terrasse Parisienne. Jusqu'à présent nous obtenions pour ce prix un repas entier.Ce n'est pas grave, mais la morale de cette histoire est que l'on peut manger des bananes au Groenland, mais qu'elles coûtent le prix d'un Igloo.

L'heure avance, nous reprenons notre marche par la grande avenue traversant en ligne droite Lijiang l'ancienne du Nord au Sud et atteignons rapidement les remparts qui la séparent de la nouvelle ville. Aussitôt les dalles de pierre laissent la place au macadam et nos valises deviennent plus discrètes. Un quart d'heure plus tard,
faisant face à une imposante statue de Mao nous souhaitant d'un geste une bonne route, nous entrons dans la cour où stationne un grand car ultramoderne » avec à ses côtés quelques voyageurs fumant une dernière cigarette en attendant le départ. Une jeune femme contrôle nos billets et fait charger nos bagages dans l'immense coffre latéral.
Nous montons nous installer à nos places numérotées. Le car est très propre, avec petits napperons impeccables pour poser nos précieuses têtes. C'est un express. Ce qui signifie qu'il part complet et ne prendra personne en route. Le chauffeur est assisté par une jeune fille très active. Avant le départ, elle distribue à chaque voyageur une bouteille d'eau et un sac en plastique pour les défaillances humaines. Puis le car prend à la minute prévue la route pour Dali. L’hôtesse passe alors un dernier coup de serpillière dans l’allée centrale, pour notre confort.
Le grand glissement progressif jusqu'à notre prochaine destination nous procure une impression de bonheur simple. Les choses ne dépendent plus de nous, nous nous en remettons pour un temps à cette équipe qui fait la route tous les jours.
Détendu, je regarde un peu qui sont nos compagnons de route. Il y a en dehors de nous, deux ou trois européens qui s'avéreront être des Anglais venus en Chine pour y enseigner leur langue. Il doit y avoir beaucoup de travail en ce moment en Chine pour les enseignants étrangers, mais il faut évidemment qu'ils parlent le Chinois, ce qui les rend beaucoup plus rares sur le marché. Le reste des voyageurs est Chinois, souvent des familles avec enfants et bagages.
Les vacances de fin d'année approchant, certains rejoignent leur famille à l'autre bout du pays et c'est une période de l'année de grandes migrations intérieures. On sent tout de même que ces familles chinoises ne sont pas encore très aguerries à ces voyages en car et que les virages à venir sont une menace pour leurs cœurs encore peu habitués aux virages répétés.Lijiang n'étant pas une ville immense, nous sommes assez rapidement hors de la ville. Un péage vite franchi et le grand vaisseau moderne prend sa vitesse de croisière sur une autoroute tout ce qu'il y a de plus récente.
L'hôtesse a entre temps fait glisser dans le couloir du bus des seaux en plastique bleu, quatre ou cinq sur le longueur. Au début nous nous sommes demandé l'usage qu'il fallait en faire. Mais nous avons vite compris que c'était comme ça ici. On met des seaux dans le couloir des cars pour recevoir les détritus de chacun, y compris quelques crachats adroitement adressés. Je parlerai plus tard de cette terrible habitude qu'ont les Chinois de recracher à tous vents ce qui encombre leurs bronches. Nous ne savons parfois plus vers où nous tourner pour éviter les embruns. Lorsque nous pestons devant ce que nous trouvons être une habitude détestable, nous oublions, ou ne savons plus, qu'il y a à peine cinquante ans, les crachoirs étaient pléthore dans les cafés ou les restaurants de France, que l'on y fumait et crachait à qui mieux mieux et tout cela sans se préoccuper le moins du monde du voisinage que l'on pouvait incommoder en imposant nos libertés. Le monde se civilise, mais l'échelle temps n'est pas la même aux quatre coins de la planète.
L'écran de télévision placé au-dessus du vaste pare brise panoramique lutte d'influence avec le paysage. Pour les Chinois du voyage, il l'emporte de loin sur l'intérêt que leur offrent les paysages. Pour nous, bien évidemment c'est le contraire. Aussi serais-je bien incapable de rapporter quoique ce soit de ce que racontait si fort cet écran, et pourtant le son si difficile à oublier imposait aux réticents une attention de façon quasi autoritaire. Heureusement le fait que ce qui s'y disait le soit exclusivement en Chinois, nous épargnait quelque peu, ne nous laissant percevoir qu'une musique de la langue pour nous accompagner, totalement dénuée de sens.

Pour nous, tout ce qui est à voir ici est nouveau, les grands espaces de la campagne Chinoise, les villes traversées, les gens au bord des routes, la nature changeante avec l'altitude, les petits hameaux blottis au loin... Malheureusement il ne fait toujours pas beau et les grandes vitres du car sont très embuées. Nous passons des cols où la neige de la nuit passée est encore très présente. On peut imaginer qu'effectivement, ainsi que nous l'avait laissé craindre notre jeune hôtesse de Lijiang, la route est vite coupée en cas de grosses chutes de neige. Mais ce ne sera pas le cas cette fois-ci, il es tombé juste ce qu'il faut pour adoucir les contours et les couleurs des paysages, une touche de romantisme japonisant.
Les vallées se suivent et ne se ressemblent pas, pour nous qui apprenons à lire les vastes paysages Chinois. On ne s'en rend pas toujours compte, mais l'autoroute se love dans des vallées qui montent et descendent entre des altitudes de 1000 mètres à plus de 2000 mètres, ce qui nous fait traverser des paysages très changeants. Parfois de grandes plaines cultivées jusqu'à l'horizon, ne laissent pas la moindre parcelle inutilisée. Puis la route remonte et les paysages redeviennent sauvages, mais en scrutant dans les replis les plus secrets, il y a toujours une trace de la main de l'homme qui a orienté la nature à sa manière, et en attend quelque chose en retour. On sent que derrière les montagnes qui nous barrent l'horizon, il y a des villages blottis là depuis des siècles, vivant presque en autarcie, oubliés du reste du monde et indifférents à ce monde qui les ignore.
Parfois, la route passe près de l'un de ces villages inscrits dans la montagne, aux toits et aux murs noirs et blancs comme la marbre de cette région. Nos yeux décortiquent la vie de ces petites sociétés fermées avant qu'elles ne disparaissent de notre champ de vision. Lorsque nous sommes de retour de ces voyages, pendant de longs mois je rejoins par la pensée ces espaces lointains et j'en imagine les habitants commençant leur journée dans leur paysage familier, comme je commence la mienne ici.La saison est encore jeune et il y a peu de couleurs dans l'immensité qui se déroule sous nos yeux. Le vert presque uniquement et toute la gamme de ses dégradés. La nature est très étrange parce qu'elle ne correspond pas à ce que l'on a l'habitude de voir à ces altitudes dans nos contrées. Les forêts sont présentes au-delà de trois mille mètres et les terres cultivables de la même manière. La région est servie par un climat très tempéré, où les froids ne semblent jamais très méchants et les chaleurs toujours supportables. Cela offre aux plantes et aux hommes de ces régions une vie assez paisible et probablement moins pauvre que dans certaines terres du nord-est par exemple. L'eau dont on commence à prendre conscience de la rareté en Europe, est ici omniprésente et ne semble pas prête de manquer. Ce qui n'est pas le cas du reste de la Chine où de grandes sécheresses frappent le centre du pays depuis quelques années.

Le Yunnan est une région plutôt privilégiée au regard d'autres régions plus industrielles ou charbonnières, dont la vie au quotidien est infiniment plus difficile. Cette chance, donnée au gens d'ici par les Dieux, pour ceux qui y croient, par la providence pour les autres, accentue l'injustice de cette distribution en favorisant le tourisme, ressource moderne des pays en voie de développement comme la Chine, ou de décadence industrielle comme la France.
Notre voyage poursuit sa route entre deux histoires parallèles. Celle qui se déroule de l'autre côté d'une vitre de car, sale et embrumée par l'humidité du jour, nous captive sans relâche par la quantité de petits détails que nous apprenons à lire dans la campagne chinoise. L'autre histoire est celle qui se passe à l'intérieur du car, où nous partageons par la force des choses une intimité Chinoise, celle du voyage. De tout cela nous sommes avides, tant c'est nouveau pour nous.
C'est sûr, le Chinois moyen commence à voyager beaucoup plus dans son pays (la sortie du pays étant encore réservée à une classe sociale plus aisée), mais on sent bien que c'est tout de même récent et qu'il n'en a pas encore une bien grande habitude. Notre attention est attirée par une petite famille Chinoise de l'autre côté du couloir presque à notre hauteur. Un père, sa femme et deux enfants. Les enfants vont commencer par ingurgiter dès les premiers kilomètres une grande quantité de bonbons et autres friandises de façon assez excessive à nos yeux. Puis il vont lire des bandes dessinées et ce qui doit arriver va arriver, les sacs distribués par l'hôtesse de car vont tout à coup trouver un emploi des plus efficace. Nous tournons les yeux et mettons notre imagination au travail pour ne pas être entraîné dans la tourmente. La route est pourtant des plus aimables et serpente gentiment entre cols et vallées sans à-coup. La mère dort, pendant que le père s'occupe des enfants. Il tient à la main une bombe d'aérosol qu'il s'applique de temps à autre sur le nez, lâchant une bouffée de ce que je crois être de l'oxygène à la lecture d'une étiquette bilingue. Respirer est apparemment une préoccupation pour beaucoup de Chinois. La pollution, l'altitude, le stress... ?À mi-chemin, sans prévenir parce que c'est une habitude ici, le car bifurque sur une grande aire de stationnement. L'hôtesse de bord baragouine quelque chose que nous imaginons être : "nous nous arrêtons une demi-heure. Ceux qui veulent se restaurer peuvent le faire dans le grand bâtiment, un repas rapide vous sera servi. Des toilettes sont à votre disposition."

Nous descendons du car dégourdir nos jambes et respirer un peu d'air moins partagé. Certains en profitent pour griller une cigarette. Il est interdit de fumer dans les cars, ce qui a été respecté dans celui-ci et ne l'est pas souvent, comme nous le vivrons dans les jours à venir.
En entrant dans le bâtiment où s'engouffrent ces victuailles fumantes, nous découvrons une sorte d'immense cantine, emplie de tables rondes recevant une dizaine de convives chacune, avec le fameux plateau tournant au centre. De jeunes voyageurs sont en train de se restaurer joyeusement et nous saluent avec force sourires en posant devant notre appareil photo, faisant l'inévitable V de leurs doigts.
Je ne sais pas ce qu'il veut dire, mais ce geste est universel. Des tombereaux de riz fumant circulent dans cet espace. Comme le temps est compté, on ne marche pas pour servir, mais on court, ce qui donne un aspect un peu décalé à ce "lieu de repos" où le car souffle un peu tandis que quelqu'un lui passe un jet d'eau sur les flancs pour le laver un peu.
Un peu plus loin, assis à une table installée pour eux sur une pelouse, notre chauffeur et l'hôtesse de car, sont servis eux aussi pour se restaurer dans un calme champêtre tandis qu'ailleurs la fourmilière est très agitée.
Ne connaissant pas ces procédures de restauration, nous nous contentons de regarder, il serait beaucoup trop long pour nous d'arriver à nous expliquer pour tenter de nous inscrire dans l'une de ces restaurations possibles.
D'ailleurs, nous avions prévu ces repas de midi difficiles et avions emportés dans nos bagages des provisions de sportifs genre barres de céréales ou de pâte d'amande. Cela suffit tout à fait pour nous tenir jusqu'au soir.Puis le temps est arrivé de reprendre la route. Très naturellement tout le monde a retrouvé sa place dans le car rafraîchi. Un dernier coup d'œil de l'hôtesse pour voir s'il ne manquait personne, et nous poursuivons le voyage.
La famille Chinoise ragaillardie par cette parenthèse, s'est remise à l'agitation des provisions, bonbons et autres douceurs indéchiffrables. La télévision a entrepris la diffusion d'un second film de violences Sino-japonaises et le défilé des paysages toujours aussi paisibles et harmonieux nous a permis d'échapper à la vision des crachats et autres désagréments de la vie communautaire.
Toutes ces péripéties riches en rebondissements, nous ont amené très vite à Dali, à peu de chose près pour l'heure prévue.
Le car nous ayant abandonnés à la gare routière de l'entrée de la ville, nous avons pris un taxi pour rejoindre l'un des hôtels que nous avions repérés sur les guides de Claude. Episode bagages et voyageurs entassés dans un espace réduit sans problème.Cette ville de Dali, comme beaucoup de villes Chinoises est traversée de grandes avenues qui partent chacune d'une Immense porte aux quatre points cardinaux: Porte Nord, Porte Sud, Porte Est et Porte Ouest. Ce qui trace de grandes avenues parallèles et perpendiculaires, à la façon des camps Indiens qui ont eux-mêmes inspiré la structure des grandes villes américaines. Aucune parenté possible entre ces villes chinoises et celles d'autres continents, si ce n'est une logique d'organisation inventée par l'homme.
Ce qui frappe en arrivant à Dali est la proximité de montagnes puissantes barrant avec autorité les horizons. Un espace à la fois majestueux et assez paisible. La vie y coule naturellement. Beaucoup plus naturellement en tout cas qu'à Kunming déjà tournée vers une modernité acharnée ou à Lijiang travestie en site touristique. Dali qui est tout de même un passage touristique presque obligé au Yunnan a gardé une proportion forte d'authenticité, tout en adaptant discrètement ses structures d'accueil pour toutes les demandes possibles. Mais nous allons d'abord, comme à chaque étape, assurer notre port d'attache et trouver un hôtel.Le premier hôtel où notre taxi nous arrête à notre demande est le Jim's Tibetan Hotel.
Il est situé au bord de l'avenue, pas très grand, sympathique, mais probablement bruyant. Les filles descendent voir et reviennent avec des doutes. C'est certainement un lieu sympathique de rencontre avec les routards de passage, mais nous choisissons d'aller voir un autre hôtel le Lanscape Hôtel. Cet hôtel est beaucoup plus grand, moins charmant que le premier, plus Chinois gouvernemental, plus confortable... Nous choisissons de nous y établir.Négociations d'usage sur le prix de la chambre. Ca ne rigole pas, la proposition de l'hôtel est d'abord un peu chère à nos yeux, nous faisons valoir la morte saison et finissons à force de discussion ferme par obtenir ce que nous pensons être le juste prix. Visite des chambres à l'étage. Confort, chauffage, grands lits, salle de bain... Cela nous convient, on pose les bagages. Ouf.
Nous avons hâte d'aller flâner sur les grandes avenues de Dali trop vite entrevues ...
À Suivre Chine 12 Dali, les ethnies rassemblées...
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