Quand ça va, on ne le sait pas assez...

Je parlais il y a peu de voyages lointains et de rencontres enrichissantes avec les populations des horizons des bouts du monde. Il est aussi des voyages à nos pieds, juste là où nous sommes à l’instant «t», il suffit de lever les yeux et de les plonger dans ceux de nos rencontres impromptues. Il y a dans ces voyages presque immobiles, beaucoup à apprendre et à partager.

L’Hôpital. Le plus souvent nos chemins aléatoires de gens pressés, font que l’on passe aux abords de ces monstres un peu inquiétants, sans les voir. Ils bordent nos villes, phares de la douleur, dressés vers les quatre points de l’horizon. Nous n’y faisons guère attention tant que nous n’avons rien à y faire. Quelques panneaux nous commandent un silence passager. Parfois notre inconscient clignote, bref affolement des signaux intimes, mais déjà nos aiguillages de gens ordinaires nous entraînent vers les ailleurs des biens portants.
Et puis immanquablement, un jour ou l’autre, on change brusquement de statut, l’aiguillage qui nous épargnait jusque-là nous mène, sans discussion possible, vers l’une de ces grandes usines des corps humains.
L’essentiel de notre vie, notre corps est constitué d’une tête donnant des ordres, montée sur des pieds obéissants. Et puis l’usure du temps faisant son travail, un matin, une nuit, nos entrailles laborieuses se rappellent à notre cerveau pas assez reconnaissant, et lui crie leurs douleurs. La vie bascule du petit cinéma de nos pensées d’hommes plus ou moins libres, à l’obsession stérile de la douleur.

L’Hôpital. J’en reviens et je veux dire…


Notre service public santé, si décrié la plupart du temps par ceux qui n’ont pas eu recours à son aide, est l’une des grandes chances de notre pays.

Bien sûr tout n’y est pas parfait et l’argent y manque à présent très évidemment, parce que des politiques ont jugé plus prudent de le placer sur des coups lucratifs, "électoralement parlant". Mais une population méritante s’y démène avec passion et générosité, à longueur de journées et de nuits interminables. Toute l’échelle sociale y est représentée, qui pose des yeux emplis d’attentions réconfortantes sur chacun des êtres abandonnés à un destin qui ne leur appartient plus tout à fait.

Hôpital Foch, Suresnes
.

J’y suis entré un dimanche soir, le cœur un peu serré, comme jadis à l'heure des retours en pension.




Déjà une infirmière souriante me désigne la chambre d’accueil. Blanche, un lit très sophistiqué me tend les bras, quelques placards, une petite salle de bain, une fenêtre tournée sur la ville, contre champs de nos dérives d’avant. Une autre infirmière vient vérifier dossier en main ce que je suis, avant de me livrer aux magiciens du bloc. Avec une grande précision elle me décrit ce que sera l’opération de demain. Rien est caché, toutes les questions trouvent des réponses précises. Je tente bien de temps en temps une plaisanterie pour me donner du courage, mais elles tombent à plat, l’affaire est sérieuse et prise comme telle. Professionnel. Un dossier grossissant va m’accompagner à partir de cet instant jusqu’à … Mon entourage affectif s’éloigne jusqu’à demain. La porte se referme sur beaucoup d’amour et me laisse seul au pied de mon mur. À partir de cet instant je me laisse aller aux ordres d’une autorité réconfortante, parce qu’elle sait ce que je ne sais pas. C’est une question de confiance. Mon tempérament est de faire crédit en terme de confiance. Je redeviens à cet instant l’enfant d’un univers d’adultes savants, je n’ai qu’à obéir et tout ira bien. Le temps ne m’appartient plus, chaque événement est la ligne d’une liste, sorte de check-up d’avant décollage. Étrange notion d’un confort de l’enfermement, de la liberté zéro. Quelque part au fond de ma pensée, surnage la conscience vague d’un danger de sommeil éternel, mais je l’accepte aussi, docile. Je ne m’appartiens plus tout à fait, cela vaut mieux.

Tard dans la soirée l’un de ces anges dévoués à l’inconnu, prend ma tension, me donne quelques pilules calmantes, éteint la lumière et me souhaite une bonne nuit. Sa voix tranquille et jeune me fait du bien. « Demain vous êtes en premier ». Noir.

Lendemain matin très tôt, Paris s'éveille.

Le son des couloirs s’amplifie, et me sort d'un sommeil innocent, l’activité fourmilière approche de ma porte. On entre, lumière vive, au-dehors la nuit est totale, c’est l’heure, il faut y aller. On relève les côtés de mon lit, un infirmier m’entraîne à travers couloirs et ascenseurs poussant devant lui ma cage à roulettes, frôlant les murs et les quelques passants à contre courant. Le chemin sinueux et parfois heurté, nous mène vers les profondeurs blanches de la salle d’opération. Plus on s‘enfonce et plus les lumières sont vives. Enfin une porte battante poussée par le pied de mon lit me livre au monde des gens masqués en vert. Je stationne les yeux tournés vers un plafond sans histoire possible pour s’y perdre, focalisant mon énergie entière sur le vide de ma pensée. Pourtant le froid de ces lieux, que je connais pour y être déjà passé, commence à m’envahir par les pieds. Mon corps a peur, je ne peux rien pour lui, il se met à trembler, je ne peux l’en empêcher, il fait ce qu’il veut. Un masque vert se penche vers moi et me dit d’une voix que j’ai envie d’aimer : «je suis votre anesthésiste, on va s’occuper de vous, ça va bien se passer ».

Elle vérifie mon identité par quelques questions précises. C’est fou ce qu’ils peuvent craindre l’erreur de patient. Il faut dire qu’à cette heure je ne suis pas le seul à m’abandonner ainsi au bon vouloir d’inconnus masqués. Une impulsion inattendue et ma cage à roulettes pénètre dans le saint des saints. Murs de carrelage blanc, à vrai dire je ne vois pas très bien les limites de l’espace. La grande lampe à facettes de miroirs est tournée vers une sorte d’autel blanc (skaï ou cuir) en forme de corps humain contre lequel vient se ranger mon véhicule. On abat le côté qui me sépare de l’autel. « Allez-y monsieur glissez vous sur la table ». Ce sera le dernier acte que je ferais volontairement et musculairement en ces lieux. Je sens que l’on s’affaire autour de moi. Enclenchements, chuchotements, bruits d’instruments métalliques, un support soudain mis en place m’oblige à une mise en croix, bras droit lié. L’anesthésiste, ou l’une de ses assistantes me plante sur le dessus de la main une série d’aiguilles pour introduire dans mon corps les substances du protocole. J’ai le temps d’avoir une vision des chambres américaines d’exécution par injection. Mêmes lumières, même position, mêmes ligatures… Au bout de ma main droite, dans l’embrasure de la porte battante aux bandes de plastique transparent, façon entrepôts, j’ai le temps d’apercevoir mon chirurgien, encore en blouse blanche, je lui lance un regard de reconnaissance, il a un très léger sourire dans les yeux, vite effacé par ce qu’il à faire. Je reconnais là l’incapacité de partager quelque légèreté que ce soit avec quiconque avant un acte de création. Il est concentré et sa tension doit être un peu élevée, comme elle l’était pour moi avant un direct. « On est prêts dans combien de temps ? Dix minutes monsieur ! » Il est huit heures moins dix. La procédure est suivie à la seconde près. Quelqu’un s’affaire à présent sur mon bras gauche, bracelets de tensions et … je ne peux pas voir. Quelqu’un se penche sur moi et me pose un masque sur le nez, façon masque d’altitude des avions de guerre. « Respirez fort ! » J’étouffe, il semble que rien ne me parvient par ce masque, je grogne ce que je peux, elle le retire, puis revient à l’assaut.

Cette fois c’est la bonne… je ne sais plus rien ni de moi, ni de personne…

…Un brouhahas d’où les voix qui émergent parlent trop fort. Univers de sourds ?
Non, il s’agit de réveiller absolument les corps à peine recousus, encore perdus dans les limbes artificiels. C’est la salle des réveils. Impression d’une violence dans laquelle je me débats, animal blessé. Un visage de femme à la fois sérieuse et douce m’apparaît et me dit :
« Ca va monsieur ? Tout s’est très bien passé. Est-ce que vous avez mal ? Donnez moi un chiffre entre zéro et dix qui représenterait votre douleur ? ». J’ai un peu mal, je ne sais pas si c’est très mal, la douleur je la connais, je sais qu’elle va en diminuant à partir d’un sommet. J’hésite un peu : « quatre, cinq… ». Elle m’explique la pompe à morphine et me pause dans la main l’interrupteur de recours, si la douleur devenait soudain trop grande. L’esprit aujourd’hui est qu’il n’y a pas de raison de laisser un patient souffrir. Tous les moyens sont réunis pour soulager les malades. À mon âge, on est d’une génération qui a appris à accepter la douleur, par ce qu’il n’y avait pas d’autre choix, dans nos enfances aux genoux si souvent écorchés. En ce temps-là, chez le dentiste c’était la torture, l’hôpital faisait ce qu’il pouvait, mais il pouvait beaucoup moins qu’aujourd’hui.
À trois heure, mon lit repend la route de la chambre, couloirs, ascenseurs, couloirs à nouveau, je me laisse aller les yeux clos, le voyage retour paraît moins long.
Petit à petit je prends conscience des différents tuyaux qui émergent de mon corps. Des réservoirs posés de part et d’autre du lit s’emplissent lentement de mes secrétions issues de blessures lointaines, tandis qu’un goutte-à-goutte m’alimente en eau et calmants divers. J’ai toujours, non loin de la main le poussoir à supplément de morphine, ou une sonnette en cas de besoin d’aide. Une télécommande me permet de redresser, ou d’abaisser, les parties de mon lit qui soutiennent, tête, buste ou jambes.

À partir de cet instant, le décompte des heures et des jours va se calquer sur une partition immuable.
Avec, chaque jour gagné, un petit progrès remarquable. La capacité de boire sans nausée, les premiers pas, le regard vers l’extérieur, la sensation du propre… Tout cela on ne le fait pas seul. Du matin six heure, jusqu’au lendemain même heure, des équipes se relayent à l’étage, de chambre en chambre. Je les entends qui approchent, je les espère. C’est incroyable ce que le fait que l’on s’occupe précisément de vous à cet instant est réconfortant. On attend cela avec une impatience qui peut tourner au désespoir lorsqu’un retard se prend pour une raison quelconque, un bavardage dans le couloir, un malade qui a des besoins de soins prioritaires, un téléphone de l’extérieur… Les pas réconfortants s’éloignent, et l’on se sent tout à coup abandonné. Très vite à cet instant le petit problème prend de l’importance. Une importance virtuelle bien sûr, mais obsédante au point que l’on en arrive parfois, dans un affolement qui nous dépasse, à sonner l’urgence. Un visage surgit alors, une jeunesse fraîche, jamais un reproche ne nous est fait d’appeler, le réconfort est immédiat, la pente des angoisses reprend le bon sens, celui de la descente.
Je ne vais pas décrire plus longtemps cette longue marche vers une guérison possible. Une semaine en tout cas passée à l’Hôpital, avant d’obtenir le bon de sortie, signe d’une espérance comblée.
Je veux seulement mettre l’accent sur ces visages de parfois vingt ans à peine, trente ans, une grande famille très solidaire, joyeuse, aux éclats parfois sonores dans les couloirs aux portes closes. Les infirmières, les médecins, les aides ménagères, le service de restauration, l’administration… Autant de regards croisés qui prennent le temps de s’intéresser à vous sans laisser passer l’impression dévastatrice qu’on les attend ailleurs.
Ces personnages essentiels au bon fonctionnement de l’instrument « Hôpital » du service public, ne sont plus assez nombreux, on le sait. Les perspectives offertes aux éventuels candidats n’attirent plus les vocations. La réalité d’une vie professionnelle difficile et sans plan de carrière très évolutif, ne peut guère lutter contre les tentations en tout genres que l’on déverse, non sans arrière-pensée, vers les esprits encore fragiles d’une jeunesse en construction. L’image forte que diffuse les médias n’est plus le travail ou l’effort, mais la réussite facile, synonyme non pas d’une vocation accomplie, mais d’un enrichissement matériel rapide. Alors pourquoi faire de longues études de médecine aux résultats incertains, ou plonger vers un presque don de soi pour une vie passée auprès des souffrances du monde, avec l’incertitude là aussi pour sa capacité personnelle à résister aux chocs psychologiques que cela représente. Heureusement parmi les rêves d’enfant il y a souvent en première place celui de soigner les autres, ou d’enseigner, il y a quelque chose de naturellement distribué dans les êtres au départ de leur vie qui est l’instinct d’aider les autres. L’égoïsme vient un peu plus tard, il est acquis par une éducation qui met en avant compétition et enjeux sociaux matériels.
Devant cette adversité démesurée d’une société moderne qui rend très difficile la victoire du désintéressement sur les tentations matérielles, je veux encore dire haut et fort ma reconnaissance pour le petit monde de l’Hôpital Hoche, les Marie, Patricia, Pauline, Magali et autres anges aux attentions si réconfortantes pour les passagers fragilisés de leur grand navire.
Enfin, ma gratitude et mon respect vont à la très touchante discrétion et au savoir considérable dont est habité mon jeune chirurgien. Il y a quelques mois, il avait entamé notre rencontre en m’inspirant une confiance absolue. La guérison est un accord, au sens musical du terme, où l’harmonie parfaite entre les acteurs du projet doivent évoluer en parfaite confiance pour réussir.

Une adresse où l'on prend conscience des difficultés économiques et de l'
avenir incertain de l'Hôpital Foch.

Et puis pour finir comme j’avais commencé :
« Quand ça va, et que notre corps obéit à nos ordres quotidiens sans rechigner, n’oublions pas, ainsi que nous le faisons trop souvent, de lui faire part de notre reconnaissance ! »

Commentaires

Anonyme a dit…
Entre 16 et 18 ans dans le milieu des années 70, j’ai travaillé l’été comme brancardier à l’hôpital Foch pour gagner mon argent de poche. Cet hôpital n’avait pas été construit selon une conception architecturale globale mais tout au contraire, chose qui serait impensable aujourd’hui, comme une sorte de patchwork pragmatique de constructions qui s’étaient rajoutées les unes aux autres au fur et à mesure des besoins et du temps. Je me souviens de ma première entrée à Foch, j’avais été parrainé par ma mère qui y travaillait à plein temps dans un rôle d’aide soignante. Le service de l’embauche m’avait mis en doublure avec un ancien pendant trois jours pour apprendre le métier; l’essentiel de ces trois journées avaient en fait servi à me permettre d’établir l’ébauche d’une cartographie personnelle de l’hôpital de façon à pouvoir commencer à circuler dans ses méandres labyrinthiques. Des quantités d’ascenseurs et de monte-charges, des demi étages et des escaliers dérobés. Des bâtiments imbriqués les uns dans les autres dont certaines des parties, par l'ancienneté et le jeu des rajouts étaient devenues obsolètes. Les ascenseurs tombaient souvent en panne. Du fait que chaque bâtiment avait été construit pour fonctionner avec ses propres structures, il y avait toujours une solution de replis. Tel ce long couloir sombre, abandonné du monde servant de débarras. Le bric à braque de mobilier médical conférant à l’atmosphère dont le silence épousait la poussière, une qualité infiniment oppressante et mystérieuse. Pourtant au bout de ce couloir il y avait un ascenseur qui fonctionnait. C’était une des bottes secrètes connue des anciens. Il a dû m’arriver d’y faire passer des malades en fauteuils préparés à ce cauchemar par mes excuses les plus plates.
De tous les souvenirs que j’aurai dû garder de cette expérience unique, aucun ne reste malheureusement que ceux que la honte que j’en ai eue, m’ont permis de cristalliser. C’est une grande misère que de n’avoir pas de mémoire. Il y a eu cette fille aux cheveux très noirs, magnifique autant que pleine d’une terrible sauvagerie, arrivée aux urgences pour avoir tenté de se suicider et dont j’étais tombé instantanément fou amoureux. Elle s’était mise à hurler à la folie quand j’avais essayé quelques paroles de réconfort dont j’avoue qu’elles n’étaient pas comme il l’aurait fallu suffisamment désintéressées. Il y a eu ce patient d’un âge mûr que je devais conduire dans son fauteuil à un examen qui lui faisait peur et que dans la facilité bête et cruelle de ma jeunesse j’avais laissé mariner avant de tenter de le rassurer après que sa peur l’eu entièrement habité… Je me souviens aussi des incidents. Il y eu ce malade dans le comma avec lequel je m’étais retrouvé en panne dans un monte charge. On avait juste la place de se caller entre la paroi coulissante de la porte et le montant du lit. Et je suis resté là pendant un temps qui m’échappe mais à partir duquel on pense que l’air peut venir à manquer avec cet homme perdu entre la vie et la mort qui me faisait face, dont les bras nus et amaigris passés au-dessus des draps, étaient couverts de tatouages début de siècle avec des figures féminines portant la coiffure à la Louise Brooks. Un marin à n’en pas douter. …//… Dans l’ensemble, même si je doute de moi au moins autant que de ma mémoire, il ne se peut que je n’ai été durant ces trois années comme à mon habitude: un garçon prévenant et gentil.
Tout de même, et en cela ton témoignage Michel qui est celui d’un homme mûr qui a vu la vie est important car il vient contrebalancer et affiner quelques choses qui dans mon souvenir était demeuré comme un compte à rendre au discrédit de l’hôpital. Lorsqu’un homme entre à l’hôpital pour s’y faire soigner, il laisse au vestiaire son identité. Il devient d'abord un numéro de chambre complété d'une pancarte sur l'entête du lit. Pour n’ennuyer personne il doit demeurer sans personnalité et sans désir. Toute pudeur sera déclarée fausse pudeur. Chacun se voit par ailleurs nivelé vers le bas. Un fier capitaine d’industrie d’un certain âge devient "papi" ou "mamie", un jeune révolutionnaire devient "gamin". A l'hôpital il n'est pas bon d'être un humain trop humain. Je suis prêt à parier qu'on retrouvera ce même schéma comportemental dans tous les hôpitaux du monde. Je pense maintenant et en accord avec ce qu'écrit Michel qu'il y a une humanité sincère et aimante partagée très généralement par le personnel soignant. Le reste, je veux dire l'insensibilité véritable qui se forge à l'usage, n'est curieusement pas contradictoire. Il faut y voir une fonction de protection contre l'opération destructrice d'un trop-plein d'émotion. A travers ces papi-mamie-gamin en surnombre qu'on ne reverra pas, la misère de chacun se fond dans la misère unique et universelle et venant s'interposer en contrepoint: une humanité pleine, charitable et volontaire mais elle aussi générale. A chacun donc d'y puiser sa coupe bienfaisante et quelques peu impersonnelle.

Cher Michel bravo pour ce Blog.

Posts les plus consultés de ce blog

Une fable qui n’en est pas une.

Lorsque l'on a le choix...

Le goût de l'amer...

Vœux 2010

Un jour, lointain...

Fausses réalités... Pensée du jour.